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Publié le jeudi 9 août 2007Jeudi 9 août 2007 4IÈME PARTIE SUR L’HISTOIRE DE L’AFGHANISTAN.
La guerre civile de 1992 à 1996. Le 9 avril 1992, Ahmad Shah Massoud, futur chef de l'alliance du nord, entre dans Kaboul avec plusieurs milliers d'hommes et devient ministre de la défense en mai. Le 28 juin, Burhanuddin Rabbani, islamiste modéré du Jamiat-e-Islami, est nommé président intérimaire, puis élu chef du gouvernement en décembre. De 1992 à 1995, un gouvernement issu de la résistance afghane prend le pouvoir, mais il y a des dissidences internes. Le 7 mai 1993, malgré un accord de paix entre les factions rivales, les affrontements continuent au sud de Kaboul. Massoud démissionne du gouvernement, lequel est recomposé autour de Gulbuddin Hekmatyar, un fondamentaliste appartenant à l'ethnie pachtoune, majoritaire dans le pays. En 1994, début de l'offensive des Talibans et conquête progressive des différentes provinces du pays. De 1994 à 1996, soutenus par l'armée pakistanaise, ils conquièrent l'essentiel du pays (sauf le réduit tadjik au Nord-Est) et instaurent une dictature fondamentaliste. En 1996, la plupart des factions afghanes, à l'exception des Talibans, se mettent d'accord pour former un gouvernement présidé par Hekmatyar. Durant l'été 1996, Oussama Ben Laden, fuyant l'Arabie saoudite et après un séjour de deux ans au Soudan, retourne en Afghanistan. Il diffuse une déclaration de djihad contre les Américains. Le 27 septembre 1996, prise de Kaboul par les Talibans qui s'emparent dès lors du pouvoir. Le Mollah Omar, chef charismatique du mouvement et « Commandeur des Croyants », dirige le pays sans aucun titre politique ou constitutionnel. Mohammed Nadjibullah est sauvagement assassiné par les Talibans ainsi que son frère, pourtant sous la protection de l'ONU. Un témoin raconta qu'alors que Kaboul était sur le point de changer de main, les gardes Afghans en charge de la protection des locaux de l’ONU s’enfuirent. Dans une dernière tentative désespérée, Najibullah appela à l’aide les représentants de l’ONU à Islamabad, en vain. Son sort était déjà scellé, les Talibans ayant constitué un commando de cinq hommes chargés de l’éliminer. Selon Ahmed Rashid, le mollah Abdoul Razzaq se trouvait à la tête du groupe qui s’empara de Najibullah entre une heure et deux heures du matin, quelques heures avant l’entrée des Taliban dans la capitale. Dans son livre L’Ombre des Talibans, Ahmed Rashid raconte les derniers instants de Najibullah : « Les Talibans entrèrent dans la chambre de Najibullah, le passèrent à tabac ainsi que son frère, et jetèrent les deux hommes inconscients à l’arrière d’une camionnette qui se rendit au palais présidentiel plongé dans l’obscurité. Là, ils castrèrent Najibullah et traînèrent son corps derrière une Jeep, avant de l’achever d’une balle. Son frère subit les mêmes tortures et fut étranglé. Les Talibans pendirent les deux cadavres à un poteau de signalisation en béton, juste devant le palais, à quelques pâtés de maisons des locaux des Nations unies. (Photo de Najibullah torturé à mort puis pendu à Kaboul le 27 et 28 septembre 1996) À l’aube, des habitants curieux vinrent regarder les deux corps gonflés et mutilés pendus par du fil de fer. Ils avaient des cigarettes entre les doigts et les poches débordantes de billets de banque afghans – pour mieux transmettre le message des Taliban sur leur débauche et leur corruption. Les deux autres compagnons de Najibullah s’étaient échappés. Rattrapés alors qu’ils tentaient de fuir la ville, ils furent aussi torturés et pendus », poursuit Ahmed Rashid. Ainsi commença le règne des Talibans. « Les Talibans connaissent beaucoup plus que seulement la méthode des coups au derrière !!! ». RechercheZeff. 3ième Partie. Source : Wikipédia.
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